The Peasant & The Pear, notre coup de cœur gastronomique (Danville, CA)

 

By Mummy B.

 

Sortir au restaurant est un de nos plaisirs. Bien sûr, nous avons nos établissements habituels à Walnut Creek : The Cheesecake Factory et sa carte très variée dont je vous ai déjà parlé, Citra Grill pour sa cuisine simple et saine, Oyama pour les sushis, Bombay Indian et ses spécialités indiennes, Kevin Noodle’s House pour les soupes phô, Dragon’s Pond pour un repas chinois…

Sans compter les innombrables fast-foods qui nous entourent. Envie de burgers? Direction In-N-out! Pour du mexicain, c’est chez Taco Bell! Des plats méditerranéens? Allons chez Yalla! Et pour un bon sandwich, nous choisissons A Sweet Affair.

Sur place, livrés à domicile ou à emporter, nous sommes fidèles à ces endroits qui offrent un rapport qualité/prix à la hauteur de nos attentes.

Mais découvrir des lieux qui proposent un vrai cadre travaillé et une cuisine originale, des établissements qui ont une identité bien marquée, c’est différent! Nous aimons être surpris, impressionnés ou encore intrigués par des chefs amoureux de leur métier qui souhaitent vraiment apporter leur patte au paysage culinaire de la Baie et offrir à leurs clients plus qu’un repas… une expérience!

Mon anniversaire fut l’occasion pour nous de tester un nouvel endroit : The Peasant & The Pear. Et non seulement nous n’avons pas été déçus, mais il est surtout venu se positionner tout en haut de notre liste de restaurants préférés.

 

 

Un établissement renommé grâce à son chef audacieux

Passionné de cuisine depuis l’enfance, Rodney Worth est à moins de 40 ans propriétaire de six restaurants dans la Baie. The Peasant and The Pear est le premier qu’il ouvra il y a plus de 10 ans. En 2004, ce n’était encore qu’une humble sandwicherie à San Ramon, mais qui rencontra un succès quasi-immédiat grâce à un menu innovant et des ingrédients de qualité. Rodney garda le nom mais en fit un restaurant haut de gamme à Danville. Encore une fois la réussite fut au rendez-vous et soulignée par le titre de Meilleur Nouveau restaurant de 2006 par le Diablo Magazine, un mensuel renommé d’East Bay.

Depuis, 5 autres établissements ont vu le jour et le chef a gagné de nombreuses récompenses. Il a notamment reçu à cinq reprises le prix de Meilleur Chef par le Diablo Magazine faisant de lui le chef le plus titré de la région et The Peasant and The Pear est pour le troisième année consécutive mentionné par le Guide Michelin « San Francisco Bay Area & Wine County ».

 

 

 

Un petit bout de France dans East Bay

 

Si l’adjectif « French » est régulièrement accolé sur de nombreux restaurants ou produits alimentaires aux Etats-Unis comme gage de qualité, il ne garantit pas toujours l’authenticité qu’il sous-entend et la plupart du temps le lieu ou produit en question n’a aucun rapport avec la France ou se limite à un cliché sur notre pays.

Mais à l’image de la bonne surprise que nous avait réservé La Note à Berkeley, The Pesant & The Pear nous a transporté tout droit chez nous. De l’extérieur déjà, l’ambiance est assumée. On se croirait devant une petite auberge française. Nous sommes tombés sous le charme avant même d’être rentrés dans le restaurant face à cette façade qui promettait un beau voyage pour nos papilles.

La façade de The Peasant and The Pear

 

L’intérieur est raccord. L’agencement, la lumière tamisée, les serveurs en tenue… tout est là pour nous rappeler les standards classiques d’un établissement à la française. La décoration soignée et classique nous a changé de celle souvent plus chargée, voire kitsch, que l’on peut parfois retrouver dans les restaurants américains.

J’ai lu sur Yelp la critique d’une américaine se plaignant du manque d’espacement des tables. Au contraire, je trouve que cela est un choix judicieux qui non seulement nous plonge dans une ambiance plus proche des restaurants européens, mais aussi pour le niveau sonore qui en résulte. En effet de nombreux restaurants américains proposent de grands espaces, et parfois même des séparations entre les tables. Cela a certains avantages mais l’inconvénient majeur est que les gens n’ont pas vraiment conscience qu’ils ont des voisins de table et ainsi ils parlent très fort. Ici chacun doit se créer sa propre bulle en respectant celle de son voisin. L’intimité est donc au rendez-vous.

La salle à l'intérieur

Decoration The Peasant and The Pear

Le sel et le poivre

Decoration inside The Peasant & The Pear

Bar The Peasant & The Pear

 

Des mets raffinés et beaux

 

Le repas fut à la hauteur des prix gagnés par le chef : le meilleur que l’on ait eu l’occasion de déguster depuis notre arrivée dans East Bay.

Nous avons d’abord commencé par un apéritif. Daddy B. a opté pour la spécialité de la maison : le cocktail « Spiced Pear-Tini » (composé de Grey Goose La Poire Vodka, de liqueur de poire, de cannelle et de noix de muscade) et j’en ai demandé une version non alcoolisée. Nous avons vraiment trouvé chacun notre cocktail excellent et original, une parfaite introduction servie avec du pain et du beurre aux herbes tous deux délicieux.

Pain et beurre aux herbes

 

Nous avons continué en nous partageant une entrée : la Burrata. Ce fromage italien, ressemblant à la mozzarella, était servi sur des crostinis, surmonté de nectarines et assaisonné de vinaigre balsamique. Le croustillant du pain dynamisait le moelleux du fromage et les saveurs se mélangeaient dans un équilibre idéal.

Notre entrée : la Burrata

 

Pour le plat principal, nous avons décidé de choisir des plats qui nous attiraient tous les deux et d’échanger nos assiettes pour pouvoir goûter l’un et l’autre. Nous nous sommes donc régalés à la fois d’un filet mignon de bœuf servi avec une purée de pommes de terre aillée et du maïs chaud et d’une souris d’agneau mijotée au Chianti, accompagnée d’une polenta crémeuse au provolone. Le nom des plats est suffisamment éloquent pour vous laisser deviner le plaisir que nous avons eu à les déguster, c’était tout simplement exquis!

Filet mignon à The Peasant & The Pear

Souris d'agneau et polenta au provolone

 

Nous prenons rarement de dessert depuis que nous habitons aux Etats-Unis, les plats étant très consistants, nous sommes en général rassasiés à la fin du plat principal. Mais cette fois, nous ne pouvions passer à côté d’une conclusion sucrée. Notre choix s’est donc porté sur une tarte chaude à la poire accompagnée d’un caramel coulant et de glace à la vanille pour Daddy B. et d’une crème brûlée pour moi. C’est un de mes desserts préférés et c’est sans doute la meilleure que j’ai pu savourer jusqu’ici : une croûte caramélisée parfaite et surtout un goût pas trop sucré qui tranche avec ce qu’on nous propose habituellement dans la gamme des desserts américains.

Le dessert de Daddy B.

Le dessert de Mummy B.

 

Accompagnés de Mimi B., nous craignions un peu l’accueil qui lui serait réservé dans ce restaurant haut-de-gamme. En arrivant effectivement, nous avons constaté que c’était la seule enfant présente dans l’établissement. Mais notre serveuse a vraiment été adorable avec elle et tout était prévu pour qu’un petit puisse aussi apprécier une sortie à The Peasant & The Pear. Un menu enfant avec des plats plus simples lui a été proposé (elle a choisit les pâtes au beurre et au fromage, puis un mini-sunday), celui-ci était (comme souvent aux Etats-Unis) en papier et accompagné de crayons pour qu’elle puisse colorier pendant le repas. Elle s’est finalement endormie tranquillement sur la banquette, nous laissant ainsi profiter de la fin de notre repas en amoureux.

Daddy B.

Mummy B. et Mimi B.

 

 

Un service impeccable

Mimi B. ne fut pas la seule à bénéficier des attentions de notre serveuse. Nous avons vraiment apprécié son attitude à la fois discrète et agréable. Elle était à la fois attentive à nos besoins et nos questions mais nous a aussi laissé apprécier notre repas en choisissant toujours le bon moment pour nous interrompre.

Nous avons dîné à l’intérieur, mais pour ceux qui le souhaiteraient le restaurant a également un patio qui a l’air charmant à l’extérieur et où des musiciens se produisent les vendredis et samedis.

Le prix est bien entendu un peu au dessus des restaurants que nous fréquentons habituellement et ayant choisi de nous faire plaisir (les plats que nous avons pris étaient parmi les plus coûteux), l’addition était donc logiquement plus élevée qu’à l’accoutumée (elle s’élevait à $150, taxes et pourboires compris). Mais cela reste dans une fourchette de prix très raisonnable pour un restaurant de ce niveau en Californie, où tout ce qui touche à la gastronomie française ou italienne justifie d’emblée des tarifs plus élevés que les concurrents.

 

 

Bientôt, tu seras là...
Projet 52 - Semaines 31 et 32

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