Safari photo urbain à Singapour : ce qui change au quotidien

By Mummy B.

 

Vivre à 11 000 kilomètres de son pays, à 7h de décalage horaire, c’est une sacrée aventure!

Des découvertes quotidiennes, des habitudes bousculées, des rituels réinventés, de nouveaux réflexes adoptés mais aussi un environnement à apprivoiser.

Et pourtant la routine reprend le dessus… une autre routine.

J’essaye de poster régulièrement des articles sur notre nouvelle vie ici et de faire découvrir aux lecteurs qui ne connaissent pas Singapour ses différents visages. Singapour, ce petit bout de terre, à la fois ville et pays, qui continue de nous étonner, mais auquel nous nous habituons. Si au début tout nous semblait exotique, original, surprenant, on se rend compte que c’est moins le cas aujourd’hui. Certaines choses qui pouvaient au début nous intriguer, nous enthousiasmer ou nous faire rire font désormais entièrement partie de notre quotidien.

Au fur et à mesure, on s’aperçoit que le temps transforme peu à peu notre vision du « normal ».

On finirait presque par oublier que « normalement » les voitures roulent à droite (ici c’est à gauche, et mieux vaut s’en rappeler au moment de traverser), que « normalement » au restaurant on mange avec un couteau et une fourchette (dans les food courts et les restaurants asiatiques, c’est plutôt baguettes et cuillères à soupe chinoises), que « normalement » en novembre on met du chauffage (mais vu la météo, on va continuer à allumer la clim’). Et la liste pourrait s’allonger…

Alors quand je suis tombée par hasard, au fil de mes pérégrinations bloguistiques, sur le défi photo de La Pingsheuse, j’ai sauté sur l’occasion pour vous faire découvrir une facette de notre quotidien que nous avons fini par complètement intégrer : le paysage urbain qui est désormais le notre. Bien différent de Paris, sans doute plus encore de Nantes ou de mon tout petit Saint-Hilaire-de-Chaléons… Très dépaysant dans les premiers temps, tellement commun à présent.

Voici donc les 8 photos imposées de ce safari photo urbain:

Une plaque de rue :

 

Plaque de la Rue Temple Street : Tous les panneaux de rue ne sont pas inscrits dans les deux langues à Singapour. Mais à Chinatown, c’est le cas. On retrouve cette signalétique bilingue dans d’autres quartiers chinois un peu partout dans le monde : New York, San Francisco, Vancouver, Londres,… La différence avec toutes ses autres villes, c’est qu’à Singapour anglais et chinois sont toutes deux des langues officielles, tout comme le tamoul et le malais. Ainsi, à de nombreuses occasions, ces quatre langues cohabitent (informations dans le MRT, nom des écoles, indications routières…).

Un panneau de signalisation :

Un panneau de signalisation à l’entrée du Temple hindou Sri Mariamman à Chinatown : Il est d’usage dans les temples de se déchausser (tout comme à l’entrée des habitations d’ailleurs). Ainsi il est fréquent d’avoir ce genre de panneaux pour s’assurer que les gens prendront le soin de laisser leurs chaussures à l’entrée. Là, certains n’ont pas eu la délicatesse de les ranger correctement, mais au Sri Mariamman, il y a de petites étagères sur le côté pour les déposer.

Une enseigne de commerce : 
 
 
The Verge, shopping mall dans Little India : Cette photo a une double utilité pour vous montrer en quoi notre quotidien diffère de notre ancienne vie parisienne.
D’abord parce que, même si il existe bien sûr des petits commerces à Singapour, la ville est envahie par les malls, des énormes centres commerciaux sur plusieurs étages où les gens passent une bonne partie de leur temps libre. Manger et faire du shopping étant les deux activités favorites des Singapouriens.
Ensuite parce que le nom de ce fameux mall n’évoque pas franchement la même chose aux anglophones qu’aux francophones. The verge pouvant se traduire à peu près en anglais comme « le bord » ou le « à-coté », vous comprendrez donc que ce mall (à prononcer maul et non mâle! 😉 ) n’est absolument pas spécialisé dans les sex-shops et autres commerces affriolants. Mais forcément sur le coup, ça fait sourire.*
Une maison (ou habitat) typique :
 
Un HDB près de la station de MRT Khatib : c’est dans ces grands ensembles que vivent la majorité des Singapouriens ainsi que certains expatriés, même si la plupart d’entre eux optent plutôt pour un condo ou plus rarement une maison.
Pour en savoir plus sur les HDB, vous pouvez consulter l’excellent article de Bernard sur son blog Lettres d’une cité-monde.
Une boite aux lettres :

 

Notre boite aux lettres, parmi tant d’autres : Pas de nom dessus, juste le numéro de notre unit (appartement). Il y a un gros ensemble de boites aux lettres comme ça pour chaque block (tour) du condo. Il est situé au basement 1, donc au premier sous-sol si vous avez bien suivi ici, où l’on trouve les parkings. Ainsi on ne passe pas devant tous les jours puisque nous empruntons le level 1 (rez de chaussée) pour entrer dans l’immeuble. Comme on reçoit peu de courrier, on ne s’y rend donc qu’une à deux fois par semaine.
Un panneau entrée ou sortie de ville :

 

Un panneau d’entrée du MRT à la station Serangoon: Alors oui, je triche un peu… Mais le fait est que Singapour, c’est à la fois une ville et un pays. Alors des panneaux de sortie de ville, on n’en a pas… Par contre pour répondre à la question « Tu habites où? », on a tendance à indiquer le nom de son quartier qui est souvent aussi le nom de l’arrêt de MRT le plus proche. D’un quartier à l’autre, l’ambiance peut être vraiment différente. Au début, cela me faisait un peu bizarre de prendre le MRT depuis notre rue très calme et résidentielle pour arriver sur la bouillonnante Orchard Road, équivalent de nos Champs Elysées, avec un petit goût de Times Square, les bruits de travaux en plus.
Un arbre :

Un palmier près du Singapore Flyer : J’ai d’abord hésité à vous (re-)présenter un des Supertrees de Gardens by The Bay. Mais finalement je préfère opter pour cet arbre bien plus représentatif de notre vie sous les tropiques et du climat que l’on peut avoir au quotidien.

Cette photo a été prise de nuit, sans flash. Notre reflex a tendance dans ce cas à capter toute la lumière artificielle environnante et cela donne un résultat pas très naturel et assez étrange que j’aime beaucoup.

Un tag :

Une peinture murale sur un HDB dans le quartier de Serangoon : Oui, oui, je sais… on est loin, très loin des oeuvres de Banksy ou des chouettes Invaders. Mais à Singapour les graffitis sont interdits et punit de coups de bâtons et/ou d’emprisonnement. Et avec les nombreuses caméras qui filment la ville, le côté Big Brother ne donne pas trop envie de tenter. Alors forcément les murs sont plutôt immaculés… en dehors de petites fresques assez enfantines comme celle-ci qui ont été faites sous contrôle sans aucun doute.

Ceci dit, il y a bien un petit coin dans Singapour où vous pourrez découvrir les créations d’Ernest Zacharevic. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’y aller mais Sandra vous en dit plus sur son blog La Vie de Quartier d’East Coast.

Pour voir les autres participations à ce safari photo urbain mondial, n’hésitez pas à vous rendre sur l’article de La Pingsheuse qui recense tous les articles. Et si vous voulez participez aussi, il faut vous dépêcher… vous avez jusqu’au 12 novembre!!!

*Après avoir enchainé les mots « verge », « sex-shop », « affriolants » et « mâle », je commence à m’inquiéter de ce que je vais retrouver dans mes statistiques de fréquentation…

Un dimanche à Kukup, nature et tranches de vie malaises
Ten on Ten - Novembre 2013

13 Réponses

  1. J ai bien aime la promenade…
    Et les abreviations employees m étant totalement inconnues je vais poursuivre ma visite de ton blog dans l espoir d y trouver la traduction !! 😉
    Laurence

  2. génial ton safari tes photos sont top.
    Mais dis moi ça existe des nanas de st Hilaire de Chaléons qui partent si loin de la côte de Jade? La motte aux cochons ne te manque pas trop? et la forêt de Princé ?et la boutique du retz’emploi de Ste Pazane ?et la plage de crève coeur? et la pêche aux grenouille dans les marais de Bourgneuf? et la chapelle de Prigny?….
    hihihihi Cadeau: petit voyage express pour expat! ça fait du bien aussi hein? j »ai été « expat » à la Réunion ( moins loin et moins exotique que toi) et nous sommes partis de Pornic 😉

    • Ba la preuve, ça existe! lol
      Enfin bon la nana de st Hilaire avait déjà quitté sa ptite campagne pour 8 ans dans la capitale. Alors entre elle et la motte aux cochons et cie, il y avait déjà 450km. On a juste multiplié par 25 la distance!
      Mais merci pour ce petit rappel!!! Le monde est petit, vraiment! J’ai été au lycée à Pornic et on y a aussi de la famille. Autant te dire que voir toutes ces petites choses connues inscrites en un seul commentaire, ça fait quelque chose!

      A bientôt! Et merci pour ce défi photo si amusant!

  3. Défi excellemment relevé grâce à tes belles photos et aux explications qui les accompagnent. Merci de nous faire découvrir ton environnement si différent de chez nous ! 🙂

  4. Tu mets la barre très haut! Non seulement tes photos sont réussies mais c’est quand même plus interressant que dans mon bled anglais…du coup, je ne vais pas oser participer!

    • Allez pomdepin, participe aussi à ce safari photo urbain, ca sera sympa de voir où tu vis ^^

    • Ah non, non, non… pas d’accord! Je suis sûr que ça fera voyager plein de monde d’en savoir un peu plus sur Colchester. Tu arriveras sans doute à trouver des petites choses très typiques, allez… je compte sur toi! 🙂

  5. Génial!! Grâce à ton blog,et à cet article,je voyage à moindre frais….et c’est très agréable! Merci!!

  6. Super ce safari photo urbain ! J’adore tes photos. Elles nous montrent bien le cadre dans lequel vous vivez !

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