En avion avec bébé : 10 conseils pour se préparer

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By Mummy B.

 

Comme je l’avais évoqué dans mon précédent article, l’idée de prendre l’avion seule avec Mimi B. me stresse légèrement (carrément en fait!).

Après avoir épluché tout le net pendant des heures, traquer les articles de la presse spécialisée en petite enfance, papoter en ligne avec des mamans plus expérimentées et écouter les conseils de part et d’autre que l’on me donnait, j’ai pu écrire LA liste.
La liste de ce qu’il faut faire ou ne pas faire quand on est une maman solo « in the air ».

Après l’avoir élaborée, je l’ai ensuite étudiée et adaptée à mon cas particulier.
Voici le résultat :

1/ Choisir un vol de nuit (et croiser les doigts pour que bébé ne soit pas insomniaque en avion!)

Si le petit chérubin dort, on s’évite pas mal de petits tracas. Pas ou peu de repas à gérer, d’occupations à trouver, de crises à calmer. Et puis on a aussi moins à se lever pour le changer. Puisque d’habitude sa couche lui tient toute la nuit, il n’y a pas de raison que ça change dans les airs.

On peut essayer de dormir nous aussi pour arriver à peu près frais sur place et gérer au mieux le jet-lag… et le bébé (que l’on prendra soin de ne pas oublier dans l’avion)!

Petit problème d’arithmétique : Si l’on considère que la nuit de Mimi B. s’étend en moyenne de 21h à 8h (dans le meilleur des cas…) et que mon vol dure de 11h20 à 9h05 (heure de Paris), en quelle proportion peut-on qualifier mon trajet de « nocturne »? 

Les plus matheux d’entre vous auront compté sur leurs doigts et défini que la durée du sommeil de Mimi B. s’étend sur 11h alors que le trajet total est d’une durée de 21h45. On peut donc en conclure que 50,57% du voyage se fera de nuit. Si on part du postulat qu’elle fera une nuit complète, il me restera donc les 49,43% de voyage restant à gérer.

2/ Réserver un bassinet (aussi appelé nacelle ou berceau, en fonction des compagnies aériennes) : 

Les enfants de moins de 2 ans n’ont en général pas de place à eux dans l’avion. Bien sûr les compagnies aériennes laissent le choix aux parents de payer une place pour leur bébé, mais par souci d’économie la plupart des parents (dont nous) préfère opter pour un billet qui induit que le bébé voyage sur les genoux de ses parents. Dans ce cas, on peut réserver un bassinet. Il s’agit d’une sorte de berceau qui est accroché en face du siège du parent et qui permet de déposer le bébé pour qu’il puisse y dormir.

Crédit photo : http://www.maman-bebe-conseils.fr

Prévu pour les enfants jusqu’à 10-12 kg, j’ai quand même vu pas mal de photos sur le net d’enfants plus lourds qui y dormaient (au pire… les pieds dépassent!). Et au cas où bébé serait récalcitrant à s’y installer, on peut toujours s’en servir pour déposer ses jouets, le sac à langer et toutes les petites affaires encombrantes qu’on trimbale quand on est jeune parent. D’autre part, les bassinets sont placés au premier rang, on n’a donc pas de voisin devant nous et un peu plus de place pour les jambes. Détail non négligeable : ce service est gratuit!

Le hic, parce qu’il y a toujours un hic quand ça parait trop simple, c’est que le nombre de berceaux est limité et que leur réservation fonctionne sur le principe du « premier arrivé, premier servi ». Il faut donc être rapide!

Sur ce coup là, j’ai été assez réactive et j’ai eu beaucoup de chance. J’ai appelé Qatar Airways juste après avoir acheté mes billets en ligne et j’ai pu réserver un bassinet pour les deux vols (Paris-Doha et Doha-Singapour). Tous les bassinets étant placés au même endroit si d’autres bébés en bénéficient, nous serons voisins ou en tout cas pas loin. C’est là qu’on peut parler du double effet Kiss-Cool : si le bébé voisin est sympa et communiquant avec Mimi B. c’est tout bénéf’. Par contre si il est remuant ou qu’il pleure, ça risque de l’énerver elle aussi. Quant à savoir si elle acceptera de mettre son popotin dans le fameux bassinet, tout est possible. Verdict bientôt!

3/ Emporter son écharpe de portage ou son porte-bébé

A deux, on peut se partager la poussette et les valises. Quand on est seule, il vaut mieux avoir ses deux mains libres. Et dans ce cas, l’écharpe de portage ou le porte-bébé peut devenir indispensable. De plus pour les pas-doués des escalators comme moi, qui ont l’impression de faire de la haute voltige avec leur poussette à chaque ascension, porter son bébé peut sembler plus rassurant.

Sans compter que l’écharpe ou le porte-bébé pourra également servir dans l’avion si le petit ange est turbulent ou n’arrive pas à s’endormir. Une petite balade pourra le rassurer, le calmer et le bercer.

J’aurai bien entendu mon écharpe « Je porte mon bébé ». L’avantage c’est qu’elle est stretch et que l’on a pas besoin de refaire le nœud à chaque fois que l’on met ou enlève le bébé de l’écharpe. Mimi B. est habituée depuis sa naissance à être transportée dedans. Cela sera très utile lors de l’escale à Doha qui durera de 17h45 à 1h15 (heure française). Avec un peu de chance elle s’y endormira, ne se rendra pas compte de l’embarquement dans le deuxième avion et se rendormira dans le bassinet. Par contre Mimi B. n’apprécie pas trop d’être dans l’écharpe si je ne marche pas ou reste assise. Ce ne sera donc pas une solution pour qu’elle reste en place sur mes genoux.

4/ Prévoir suffisamment de lingettes et de couches

Mieux vaut emporter un peu plus de couches et de lingettes que nécessaire. En effet, on n’est jamais à l’abri d’un retard en avion. Et se retrouver sans couche dans les airs pour plusieurs heures, ça peut être gênant. Tant pis si au final on s’encombre un peu trop, sur ce point précis, je pense qu’il est préférable d’être un peu pessimiste et de prévoir large.

On peut d’ailleurs faire le même constat avec la nourriture : en prévoir un peu plus peut éviter un cataclysme néfaste pour l’ensemble des passagers. On ne badine pas avec l’appétit de bébé!

Pour 21h45 de trajet, en ajoutant les temps d’attente avant et après à l’aéroport, il me faut une journée complète de couches. J’en rajouterai sans doute trois ou quatre autres pour être sûre de ne pas être embêtée si jamais nous mettons plus de temps à arriver. A moins d’un retard vraiment énorme, ça devrait suffire.

5/ Oublier les préceptes d’équilibre alimentaire concernant son enfant

Quand l’enfant mange, surtout des choses qu’il aime, c’est bien connu… on a la paix! C’est moins vrai quand il s’agit de mets qu’il n’apprécie pas. Un vol long courrier n’est clairement pas le moment pour savoir si bébé va aimer ce nouveau mélange « choux de Bruxelles-endive-morue »…

Pour éviter les accidents de cuillère éjectée d’un revers de main (et qui atterrit inévitablement sur la chemise propre et repassée de votre voisin), de purée recrachée « dans ta face, maman! et toc! » ou de cris d’orfraie face au dégoût que lui suggère votre petit pot, autant miser sur des valeurs sûres. Prévoir ses plats préférés au menu de bébé est donc une règle de survie élémentaire. Et tant pis si il se boulotte des boudoirs tout le long du trajet.

Globalement, en avion, autant éviter de trop frustrer son bébé. On peut d’ailleurs faire le parallèle au niveau des dessins animés : pour une fois on fera l’impasse sur le rationnement en Petit Ours Brun, Dora ou Mickey. Après tout nous aussi en avion, on préfère s’enfiler des chips plutôt que le poulet bouilli et les légumes vapeur l’accompagnant sur notre plateau-repas et on se matte 3 films d’affilée pour passer le temps (enfin ça, c’était avant d’avoir des enfants). D’ailleurs, en parlant de grignotages, il peut être utile d’en prévoir car ce n’est pas sûr que bébé soit disposé à vous laisser déguster votre plateau-repas et les hôtesses de l’air ne vous laisseront pas forcément plus de temps qu’aux autres passagers.

Bon à savoir : La nourriture pour bébé n’est pas soumise aux mêmes règles que les autres denrées alimentaires. On ne vous embêtera donc pas pour ça au passage de la sécurité. Pour l’eau (il est important de faire boire l’enfant à bord car l’atmosphère y est très sèche), le mieux est apparemment de la mettre directement dans un biberon pour éviter tout problème.

Mimi B. en pleine dégustation

Les aliments de prédilection de Mimi B. sont les laitages, les gâteaux, le pain. Elle peut également faire la difficile de temps en temps quand elle trouve des morceaux dans ses petits pots. N’étant pas trop sûre du système pour réchauffer le plat de bébé (au restaurant c’est souvent beaucoup trop chaud), je pense opter pour des aliments qui peuvent être mangés à température ambiante. J’emporterai donc des yaourts spéciaux pour bébé (les Ptits Gourmands de Nestlé sont très pratiques car ils n’ont pas besoin d’être conservés au frais et ont des parfums sympas comme « Vanille Caramel » ou « Semoule au Lait »), des compotes, des soupes pour bébé genre tomate-carotte en briques (ça fera un gaspacho parfait pour le diner!) et des petits pots aux saveurs préférés de Mimi B. (le couscous a déjà été testé et approuvé froid!). Notre petite gourmande ne devrait donc pas (trop) faire la difficile et en cas de crise, je dégainerai Mister Blédiscuit. On ne parle pas la bouche pleine!

6/ Ne pas oublier un petit gilet et/ou une couverture pour bébé et prévoir des vêtements adaptés

Dans l’avion, il fait froid. La faute à la climatisation, toujours trop forte, et le fait de rester assis, presque immobile, pendant des heures ne facilite pas les choses. D’ailleurs sur la plupart des vols une couverture par passager est prévue : la définition de couverture variant en fonction du standing de la compagnie aérienne et pouvant aller d’un carré en intissé qui gratte à de vraies polaires douillettes. Mais pour bébé, il n’est pas toujours assuré d’en avoir en rab. Il vaut donc mieux en prévoir une dans son sac ou, à défaut, une veste peut faire l’affaire. L’option veste est pratique car cela permet de la remettre et de l’enlever facilement en fonction des variations de température entre l’extérieur, l’aéroport et l’avion. Au niveau vestimentaire, le pyjama reste le plus confortable pour un trajet de nuit. Il faut aussi adapter la tenue en fonction de la météo au départ et à l’arrivée.

Des tenues de rechange pour bébé et pour soi peuvent également être utiles et se caser facilement dans la valise cabine. En effet ce serait embêtant de se retrouver démuni si l’on est victime d’une fuite de couche ou d’un vomito impromptu.

Pour Mimi B., un T-shirt manches longues et un legging seront parfaits pour le départ. J’aurai à portée de main la gigoteuse en mousseline que nous avons prévu pour Singapour. La première partie du voyage sera de jour, donc j’aurai également une veste pour l’avion que je lui ôterai sans doute à l’arrivée à Doha en fin d’après-midi. Pour le voyage de nuit, elle sera en pyjama en coton avec toujours la veste à portée de main au cas où. Une petite robe et un bloomer prendront le relais à l’arrivée. Je ne prendrai pas de couverture car mon sac risque d’être au bord de l’implosion. Mais l’écharpe de portage pourra faire l’affaire si besoin.

7/ Laisser l’enfant se défouler avant d’entrer dans l’avion

Rester des heures dans un espace clos, bruyant, étroit et entouré de voisins hostiles à se lever pour vous laisser passer afin de dégourdir les jambes de votre progéniture n’est pas évident.
Attendre des heures que l’embarquement se fasse dans une salle inhospitalière où l’ennui est le maître-mot ne l’est pas non plus.

Alors de nombreux parents prennent le parti de laisser leurs enfants se défouler à l’aéroport pour garantir aux autres passagers et à eux-mêmes un minimum de calme une fois calés sur leur siège.
Quatre-pattes, petits pas tenus par la main, course-poursuite au duty-free ou jeux improvisés dans la salle d’embarquement, chacun a ses préférences en fonction de son niveau de tolérance, des capacités de son enfant et de l’espace à disposition.

Mimi B. ne marchant pas encore toute seule, je pense qu’on fera une activité « rampons pour comparer la moquette des aéroports de Roissy Charles de Gaulle et de Doha » ainsi qu’un atelier « donne moi ta main et prends la mienne » pour explorer les différents magasins et restaurants dans la zone de transit. Trooooooop cooooooooool !

8/ Prévoir un grand sac bien compartimenté

Vous aussi vous l’avez vécu. Le jour où vous avez cru qu’on vous avait volé votre portable/portefeuille/passeport/paquet de lingettes/doudou de bébé (rayer la mention inutile), alors qu’il s’était simplement caché dans un recoin de votre sac.

Alors imaginez ce grand moment de solitude à plusieurs milliers de mètres d’altitude : votre petitou hurle à la mort parce qu’il lui faut là, tout de suite et sans négociation possible sa peluche fétiche ou une couche propre. Votre voisin (le même qui s’est peut-être déjà pris la cuillère de petit pot sur sa chemise) vous fusille du regard et se demande à côté de quel demeuré on a bien pu le placer. Les autres bébés, ravis de l’occasion, décident de faire leurs vocalises en même temps que votre rejeton. L’équipage ignore votre détresse et songe à demander l’interdiction à bord de toutes personnes mineures. Vous ne voyez pas le reste des passagers mais vous vous doutez qu’ils serrent très fort le petit couteau en plastique fourni avec le plateau-repas en se demandant si en l’aiguisant bien, il pourrait leur servir… Cauchemardesque, non?

Donc j’ai prévu de bien séparer chaque chose à l’aide de divers trousses et pochettes : pour les livres, pour le change, pour les repas, pour le dodo… Et comme Mimi B. est fan de fermetures éclairs (elle adore les ouvrir), cela l’occupera aussi un bon moment pendant le vol… le temps que je retrouve dans quelle pochette j’ai rangé ce foutu doudou!!!

9/ Penser au fait qu’on doit enlever les chaussures aux postes de sécurité

Autant vous dire que lorsqu’on a un bébé en écharpe, deux valises cabine, un ordinateur portable et un sac à langer, mieux vaut avoir prévu le coup et ne pas avoir enfilé ses jolies petites bottines à lacets…

Mon choix s’orientera sans doute vers une paire de tongs, aussi facile à mettre qu’à enlever. Mais j’aurai sans doute une paire de chaussette dans mon sac pour le vol… toujours la faute à la clim’ !

10/ Rester zen en toutes occasions

Et là, j’ai juste envie de dire… Mouahaha !

Pour conclure, on peut dire qu’en théorie, tout a l’air sous contrôle.
En pratique, je vous ferai bien sûr un petit compte-rendu prochainement.

Souhaitez moi bonne chance!

Et pour les courageux qui ont lu jusque là… Bravo! 😉

Le grand départ : de la fiction à la réalité
Good Bye Paris!

7 Réponses

  1. Ne t’inquiéte pas ma Puce, ça se passe toujours mieux qu’on ne l’a imaginé. Une fois passé, on se dit que c’était pas si pire que ça. Et puis, ça fait des souvenirs… (lol). Bisous. Mummy B.

    • Signé Mummy B.? Mais c’est moi Mummy B.! lol

      Bon alors j’imagine que c’est ma Mummy B. à moi qui a écrit ce message, donc Mamy FB! 🙂

      Si jamais je me trompe, faut me dire (et signer plus clairement!) 😉

  2. Hâte de lire le compte rendu !

  3. Ça me donne envie de tester. Oui, il me manque quelques prérequis 😀

    Mais pourquoi pas dans 5 ans quand vous serez installé à New-York.

    David de la Team R

  4. Article génial qui m’a bien fait rire! Nous partons pour Kuala Lumpur , Lombok (pr finir Singapour ou Perhentians toujours pas décidés) en septembre donc votre article tombe à pic. Continuez comme ça

  5. Alors comment était le vol? Nous nous partons dans un mois pour la Thaïlande, avec bébé qui aura 5 mois je n’ai encore rien préparer et rien organiser pour passer ce long vol…

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